• 2 homards, cuits, coupés en 2 sur la longueur
  • 1 c. à soupe (15 ml) de beurre
  • 2 échalotes françaises, hachées
  • 1 c. à soupe (15 ml) de cognac
  • 1/2 tasse (125 ml) de vin blanc
  • 1 tasse (250 ml) de crème 35 %
  • 2 c. à soupe (30 ml) de moutarde forte
  • Un peu de fromage gruyère, râpé
  • Sel et poivre au goût
  1. Je me lance. Mes homards sont déjà cuits et refroidis. J’enlève les pinces et je les décortique (je laisse faire les pattes; trop de travail dans ce cas-ci pour peu de chair). J’enlève ensuite la chair de la queue et je la coupe en rondelles (des beaux gros morceaux). Je vide le reste des homards. J’ai deux femelles, alors je décide d’utiliser un peu du « caviar » dans ma préparation. Je réserve la chair.
  2. En gardant la torche à souder tout près, je fais chauffer l’échalote dans une poêle avec le beurre. J’ajoute le homard et le moment de vérité arrive : je verse le cognac et je dois flamber. Comme j’ai une cuisinière au gaz, je sais que je n’ai pas vraiment besoin de la torche; je peux simplement incliner la poêle pour que la flamme touche l’alcool, mais je suis nerveuse et on dirait que je n’arrive pas à l’incliner assez. Pour en finir, je ferme le feu, puis je flambe avec la torche. Ça dure une ou deux secondes, mais c’est intense. Je ne semble pas être en train de faire une crise cardiaque, tout va bien. Je range la torche. Fiou!
  3. Je verse la chair de homard dans une assiette, et je remets la poêle sur le feu. Je déglace avec le vin blanc (en me disant que ça fait pas mal d’alcool, cette recette-là), et je le laisse s’évaporer de moitié -pendant quelques minutes au plus. J’ajoute ensuite la crème et la moutarde, et je laisse cuire deux minutes. Je remets le homard dans la poêle, pour le réchauffer.
  4. J’ouvre le four à « broil », puis je verse délicatement la chair de homard dans les carapaces. Je couvre le tout avec un peu de fromage, mais pas trop (beaucoup moins que sur la photo). D’abord, j’ai peur que le goût prononcé du gruyère prenne le dessus et puis, comme dit Daniel Vézina : « On n’est pas en train de faire une pizza garnie! »
  5. Trois minutes sous le gril et c’est prêt! Je sers le tout avec du riz et de la salade. Les membres de ma famille ne bronchent pas; je fais cette chronique depuis 2011, alors ils sont devenus habitués à manger des plats d’occasions spéciales ou un peu extravagants les soirs de semaine. Je ne pense même pas qu’ils réalisent leur chance!

Résultat : C’est très bon et très raffiné. À force de me servir de la torche, je vais finir par m’habituer! Seul bémol toutefois : le homard a une saveur délicate et exquise, et on la goûte beaucoup moins que d’habitude à cause de cet amalgame d’ingrédients plutôt forts. Somme toute, je crois que je le préfère apprêté de façon plus simple.

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